L'Histoire du Soldat 2
Jean Claude Malgoire ©Danielle Pierre

Requiem

K. 626

Mozart

Il n’était pas pensable que se referme cette 40e saison des Concerts du Dimanche Matin, sans que l’on retrouve Jean-Claude Malgoire et sa « Grande Ecurie et la Chambre du Roy ». Et pour cela il a choisi le plus célèbre des inachevés, le Requiem de Mozart. Foin de la légende, entretenue de Pouchkine à Milos Forman, d’un Salieri qui l’aurait empoisonné, jaloux du talent de celui qui le dépassait. Le mystérieux commanditaire n’était autre que le comte von Walsegg qui aimait s’emparer de l’œuvre des autres moyennant finance, et en dirigera la première en 1793. Mais en décembre 1791 Mozart, usé, s’éteint sans finir la partition. Veuve, Constance, soucieuse de ne pas perdre l’avance déjà faite, en confiera, après quelques hésitations, l’achèvement au disciple le plus proche de Wolfgang, Franz Xaver Sussmayer, lequel s’en acquittera, non sans y mettre sa patte. Quelques années plus tard, en 1819, le compositeur viennois Sigismond von Neukomm, en mission diplomatique au Brésil, fit donner le Requiem pour la Sainte Cécile, mais s’agissant d’une célébration religieuse, il rajouta de sa propre main un Libera Me, et c’est cette version dite de Rio qu’a retenu, y compris au disque, Jean-Claude Malgoire.

 

Il n’était pas pensable que se referme cette 40e saison des Concerts du Dimanche Matin, sans que l’on retrouve Jean-Claude Malgoire et sa « Grande Ecurie et la Chambre du Roy ». Et pour cela il a choisi le plus célèbre des inachevés, le Requiem de Mozart. Foin de la légende, entretenue de Pouchkine à Milos Forman, d’un Salieri qui l’aurait empoisonné, jaloux du talent de celui qui le dépassait. Le mystérieux commanditaire n’était autre que le comte von Walsegg qui aimait s’emparer de l’œuvre des autres moyennant finance, et en dirigera la première en 1793. Mais en décembre 1791 Mozart, usé, s’éteint sans finir la partition. Veuve, Constance, soucieuse de ne pas perdre l’avance déjà faite, en confiera, après quelques hésitations, l’achèvement au disciple le plus proche de Wolfgang, Franz Xaver Sussmayer, lequel s’en acquittera, non sans y mettre sa patte. Quelques années plus tard, en 1819, le compositeur viennois Sigismond von Neukomm, en mission diplomatique au Brésil, fit donner le Requiem pour la Sainte Cécile, mais s’agissant d’une célébration religieuse, il rajouta de sa propre main un Libera Me, et c’est cette version dite de Rio qu’a retenu, y compris au disque, Jean-Claude Malgoire.