Michel Vuillermoz

Salieri, narrateur

François Moschetta

Mozart, piano

 

« Qui aurait pu dire que le fier Salieri deviendrait un misérable envieux, un serpent foulé aux pieds, qui, dans son abaissement, n’a plus de force que pour mordre la poussière et le sable ? Personne… Et maintenant, c’est moi-même qui le dis, je suis un envieux ; oui, j’envie profondément, cruellement ». Qui donc le grand Antonio jalouse-t-il ainsi ? Mozart, forcément.

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C’est en tout cas ce que lui fait dire Pouchkine dès l’entame du poème dramatique qui, en 1832, met en scène les deux compositeurs. Le Vénitien finira par y empoisonner Amadeus. Si les historiens rejettent la thèse, théâtre et cinéma en font leur miel. Pianiste doué de parole, François Moschetta y donnera la réplique à Michel Vuillermoz, 515ème sociétaire de la Comédie-Française quittée de fraîche date.

« Qui aurait pu dire que le fier Salieri deviendrait un misérable envieux, un serpent foulé aux pieds, qui, dans son abaissement, n’a plus de force que pour mordre la poussière et le sable ? Personne… Et maintenant, c’est moi-même qui le dis, je suis un envieux ; oui, j’envie profondément, cruellement ». Qui donc le grand Antonio jalouse-t-il ainsi ? Mozart, forcément.

C’est en tout cas ce que lui fait dire Pouchkine dès l’entame du poème dramatique qui, en 1832, met en scène les deux compositeurs. Le Vénitien finira par y empoisonner Amadeus. Si les historiens rejettent la thèse, théâtre et cinéma en font leur miel. Pianiste doué de parole, François Moschetta y donnera la réplique à Michel Vuillermoz, 515ème sociétaire de la Comédie-Française quittée de fraîche date.