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Michel Vuillermoz ©Comédie-Française

Nemanja Radulovic violon
Laure Favre-Kahn piano
Michel Vuillermoz narrateur

 

Léon Tolstoï découvre pour la première fois, le 3 juillet 1887, La Sonate à Kreutzer pour violon et piano de Beethoven qui le bouleverse. Il l’entend à nouveau au cours d’une réunion d’amis (un peintre et un acteur) et il leur propose d’exprimer l’émotion que leur procure ce morceau en se servant chacun des moyens propres à son art, lui seul mettra son projet à exécution.

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À cette époque, il traverse une grave crise morale et il confesse dans une lettre : «il y avait quelque chose de mauvais dans les motivations qui me gouvernaient quand je l’écrivais.»

Durant l’été 1889, il retravaille son oeuvre avec passion. Jusqu’à la dernière ligne du roman transparaissent le dégoût de l’auteur pour le mariage qui n’est que de «la prostitution légalisée», sa haine des femmes «qui se vengent de nous en agissant sur nos sens», sa conviction que, pour obéir à la volonté de Dieu, l’homme doit s’abstenir de procréer.

C’est donc à un dialogue de Jalousie et Démence, entre musique et mots, que nous sommes conviés.

Léon Tolstoï découvre pour la première fois, le 3 juillet 1887, La Sonate à Kreutzer pour violon et piano de Beethoven qui le bouleverse. Il l’entend à nouveau au cours d’une réunion d’amis (un peintre et un acteur) et il leur propose d’exprimer l’émotion que leur procure ce morceau en se servant chacun des moyens propres à son art, lui seul mettra son projet à exécution.

À cette époque, il traverse une grave crise morale et il confesse dans une lettre : «il y avait quelque chose de mauvais dans les motivations qui me gouvernaient quand je l’écrivais.»

Durant l’été 1889, il retravaille son oeuvre avec passion. Jusqu’à la dernière ligne du roman transparaissent le dégoût de l’auteur pour le mariage qui n’est que de «la prostitution légalisée», sa haine des femmes «qui se vengent de nous en agissant sur nos sens», sa conviction que, pour obéir à la volonté de Dieu, l’homme doit s’abstenir de procréer.

C’est donc à un dialogue de Jalousie et Démence, entre musique et mots, que nous sommes conviés.