Nikolaï Lugansky
©Jean-Baptiste Millot

Nikolaï Lugansky

 

Pour Nikolaï Lugansky, la musique vit par la grâce de l’interprète et il affirme qu’il est impossible d’atteindre l’idéal, ce qui le pousse à faire toujours mieux.

En cela il rejoint Willem Kempff :
« Quelle âme d’une pureté enfantine habitait cet homme durement frappé par le destin ?
Donc si l’on me demande : comment devons-nous jouer Beethoven, je pourrais seulement répondre : essayez de développer vos aptitudes techniques de telle manière que vous ne soyez plus conscient des difficultés et des problèmes techniques que pose chaque sonate, car Beethoven doit être éprouvé. Éprouvez-le. Ainsi vos auditeurs l’éprouveront aussi. Il réclame des exigences incalculables en ce qui concerne la dextérité du pianiste. Il exige de la main, des prouesses, qui ne peuvent être acquises que par des années d’efforts. Et ce qui est étrange, c’est que dans chacune de ses grandes sonates apparaissent de nouveaux problèmes techniques qui ne sont pas résolus par le travail acquis jusque-là. »

Pour Nikolaï Lugansky, la musique vit par la grâce de l’interprète et il affirme qu’il est impossible d’atteindre l’idéal, ce qui le pousse à faire toujours mieux.

En cela il rejoint Willem Kempff :
« Quelle âme d’une pureté enfantine habitait cet homme durement frappé par le destin ?
Donc si l’on me demande : comment devons-nous jouer Beethoven, je pourrais seulement répondre : essayez de développer vos aptitudes techniques de telle manière que vous ne soyez plus conscient des difficultés et des problèmes techniques que pose chaque sonate, car Beethoven doit être éprouvé. Éprouvez-le. Ainsi vos auditeurs l’éprouveront aussi. Il réclame des exigences incalculables en ce qui concerne la dextérité du pianiste. Il exige de la main, des prouesses, qui ne peuvent être acquises que par des années d’efforts. Et ce qui est étrange, c’est que dans chacune de ses grandes sonates apparaissent de nouveaux problèmes techniques qui ne sont pas résolus par le travail acquis jusque-là. »