Fazil Say 3
©Marco Borggreve

Fazıl Say

 

Fazıl Say aime faire bouger les lignes, bouleverser nos habitudes.
Un pianiste «normal» se contenterait des Variations Goldberg, et puis s’en va. Pas celui-ci qui, en ogre du clavier, leur accole une Sonate de Schubert. Et pas n’importe laquelle : la Dix-neuvième, soit la première des trois vastes dernières, contemporaine de la Fantaisie en fa mineur ou du Quintette à cordes en ut majeur. 

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Bien qu’affaibli par la maladie, le compositeur trouve la force d’y tutoyer Beethoven, tout juste disparu. C’est notamment le cas dans l’Allegro liminaire, au geste conquérant, voire du finale, qui se souvient aussi de la chevauchée du Roi des aulnes.

Entre les deux, une méditation de Wanderer solitaire, et un Menuetto marqué d’à-coups que l’on ne s’attend pas à trouver là.

Fazıl Say aime faire bouger les lignes, bouleverser nos habitudes.
Un pianiste «normal» se contenterait des Variations Goldberg, et puis s’en va. Pas celui-ci qui, en ogre du clavier, leur accole une Sonate de Schubert. Et pas n’importe laquelle : la Dix-neuvième, soit la première des trois vastes dernières, contemporaine de la Fantaisie en fa mineur ou du Quintette à cordes en ut majeur. 

Bien qu’affaibli par la maladie, le compositeur trouve la force d’y tutoyer Beethoven, tout juste disparu. C’est notamment le cas dans l’Allegro liminaire, au geste conquérant, voire du finale, qui se souvient aussi de la chevauchée du Roi des aulnes.

Entre les deux, une méditation de Wanderer solitaire, et un Menuetto marqué d’à-coups que l’on ne s’attend pas à trouver là.