Nikolaï Lugansky
©Jean-Baptiste Millot

Nikolaï Lugansky

 

Aux antipodes du gigantisme de la Hammerklavier qui la précède, la Sonate n°30 de Beethoven aspire à la quiétude, voire au détachement. Savamment ciselée, il en émane pourtant une impression de liberté quasi improvisée. Ce qui en fait une œuvre écrite pour la main de Nikolaï Lugansky, force tranquille du piano russe capable de peser chaque détail sans rien sacrifier de la grande ligne. 

Lire la suite

Abordées de la sorte, les variations qui referment l’Opus 111 donneront plus que jamais raison à Wilhelm Kempff, qui les considérait comme le «dernier pas qui mène de ce monde-ci dans l’au-delà.»

Avant de peindre les Études-tableaux de Rachmaninov, chez qui il reste sans rival, le pianiste trouvera dans les Estampes de Debussy trois pièces à la hauteur de sa palette intime et délicate.

Aux antipodes du gigantisme de la Hammerklavier qui la précède, la Sonate n°30 de Beethoven aspire à la quiétude, voire au détachement. Savamment ciselée, il en émane pourtant une impression de liberté quasi improvisée. Ce qui en fait une œuvre écrite pour la main de Nikolaï Lugansky, force tranquille du piano russe capable de peser chaque détail sans rien sacrifier de la grande ligne. 

Abordées de la sorte, les variations qui referment l’Opus 111 donneront plus que jamais raison à Wilhelm Kempff, qui les considérait comme le «dernier pas qui mène de ce monde-ci dans l’au-delà.»

Avant de peindre les Études-tableaux de Rachmaninov, chez qui il reste sans rival, le pianiste trouvera dans les Estampes de Debussy trois pièces à la hauteur de sa palette intime et délicate.