Brouillon auto 1
©Ludo Leleu

Passion selon Saint Jean

J.-S. Bach

 

Récit biblique (la narration de l’Évangéliste, les paroles de Jésus, de Pilate, de Judas…), chorals édifiants et textes poétiques. Le tout encadré par d’imposants portiques choraux. Tels sont les ingrédients des Passions de J.-S. Bach.

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Celle selon Saint Jean vit le jour la première, peu après la prise de fonction du maître à Leipzig. Quel choc durent ressentir les fidèles de Saint-Nicolas en cet après-midi du vendredi saint de l’année 1724 – eux qui, luthériens des plus conservateurs, se méfient de la théâtralité.

Une dame se lève et claque la porte : «Protège tes enfants, Seigneur ! On se croirait à l’opéra.»
Le conseil municipal qui venait d’engager ce cantor «faute d’en trouver un meilleur» (comprenez : Telemann ou Graupner) doit s’en mordre les doigts. Pas nous.

Récit biblique (la narration de l’Évangéliste, les paroles de Jésus, de Pilate, de Judas…), chorals édifiants et textes poétiques. Le tout encadré par d’imposants portiques choraux. Tels sont les ingrédients des Passions de J.-S. Bach.

Celle selon Saint Jean vit le jour la première, peu après la prise de fonction du maître à Leipzig. Quel choc durent ressentir les fidèles de Saint-Nicolas en cet après-midi du vendredi saint de l’année 1724 – eux qui, luthériens des plus conservateurs, se méfient de la théâtralité.

Une dame se lève et claque la porte : «Protège tes enfants, Seigneur ! On se croirait à l’opéra.»
Le conseil municipal qui venait d’engager ce cantor «faute d’en trouver un meilleur» (comprenez : Telemann ou Graupner) doit s’en mordre les doigts. Pas nous.